LE JOURNAL IMANE STREET
Réflexions et inspirations pour cheminer vers un cœur solide
Tu n’élèves pas juste un enfant. Tu prépares un serviteur d’Allah… ou tu le laisses se perdre.
Ma sœur,
Élever un enfant, ce n’est pas juste le nourrir, l’habiller et le faire dormir.
Toi, tu es responsable d’une âme qu’Allah t’a confiée. Une âme qui un jour parlera, agira, choisira le bien ou le mal… et tu auras une part dans ce qu’elle deviendra.
Ce n’est pas pour te faire peur.
C’est pour que tu comprennes la valeur de ce que tu fais chaque jour, même quand tu crois que ce n’est “rien”.
Ton enfant apprend la religion d’abord à travers toi, pas à la mosquée
Tu veux qu’il aime la prière ?
Regarde comment toi tu la traites.
Tu veux qu’il respecte les autres ?
Regarde comment tu parles des gens à la maison.
Tu veux qu’il dise la vérité ?
Regarde comment toi tu gères les situations gênantes.
Les enfants ne retiennent pas les grands discours.
Ils retiennent l’ambiance, les réactions, les habitudes.
S’il grandit dans une maison où Allah est mentionné, où on fait duas, où on demande pardon quand on se trompe, où on évite l’injustice, ça s’imprime en lui.
S’il grandit dans une maison de cris, de mépris, de mensonges “pratiques”, ça s’imprime aussi.
Chaque réaction que tu as est une leçon pour lui
Quand tu perds le contrôle pour des choses petites, il apprend que la colère est normale.
Quand tu te moques des autres, il apprend le mépris.
Quand tu te plains sans arrêt du destin, il apprend l’insatisfaction.
Mais quand tu te retiens de crier, il apprend la maîtrise.
Quand tu t’excuses après une erreur, il apprend l’humilité.
Quand tu dis al-ḥamdu liLlāh malgré les difficultés, il apprend la confiance en Allah.
Tu n’es pas juste en train de gérer une crise.
Tu es la cause qui modele son futur comportement.
Ses mauvais comportements ne sont pas juste “son caractère”
Oui, chaque enfant a sa personnalité.
Mais ne nous mentons pas : une grande partie de ce qu’il devient vient de ce qu’il voit tous les jours.
Son rapport à la colère, au respect, à la prière, à la vérité… ça se construit à la maison avant tout.
Et ça ne demande pas une mère parfaite.
Ça demande une mère consciente, qui se remet en question, qui demande pardon à Allah et à son enfant quand elle dépasse les limites.
Tu es peut-être fatiguée, mais ta mission reste immense
Oui, tu es épuisée. Oui, c’est dur. Oui, tu fais des erreurs.
Mais ne minimise pas ton rôle.
Tu es en train d’élever quelqu’un qui dira un jour lā ilāha illa Allāh… ou pas.
Quelqu’un qui priera… ou pas.
Quelqu’un qui sera doux… ou dur.
Et tu auras participé à cette construction.
Tu ne fais pas “juste être maman”.
Tu es en train de préparer une âme pour sa vie sur terre et pour l’au-delà.
Et ça, ce n’est pas petit.
Prend ce temps pour toi.
Lis. Réfléchis. Avance et Nourris ton cœur