LE JOURNAL IMANE STREET
Réflexions et inspirations pour cheminer vers un cœur solide
Les réseaux sociaux, c’est un peu comme une mer déchaînée dans laquelle on plonge chaque jour.
Au début, j’étais intriguée, séduite même, par tout ce que ces plateformes semblaient offrir.
Mais aujourd’hui, je ressens surtout un profond désenchantement, et je n’ai pas peur de le dire: je déteste les réseaux sociaux. Je les déteste parce qu’ils me volent mon temps.
Chaque minute passée à faire défiler des photos, des vidéos, des statuts, est une minute que je ne récupérerai jamais.
J’ai souvent l’impression d’être aspirée dans un vortex de contenu sans fin, où tout est éphémère et superficiel.
J’ai essayé de limiter mon temps en ligne, de me fixer des règles, mais c’est comme si les réseaux sociaux avaient été conçus pour me piéger, pour me garder accro, encore et encore.
Je les déteste aussi pour la pression qu’ils exercent sur nous toutes.
Le besoin de montrer que tout va bien, que notre vie est belle, remplie de moments parfaits.
C’est une compétition permanente pour prouver qu’on est heureuse, qu’on réussit, qu’on est “dans le coup”.
Mais à quel prix ?
Se comparer sans cesse aux autres, se sentir moins bien parce que nous ne correspondons pas à ces standards fabriqués.
Les réseaux sociaux rappellent constamment ce que je n’ai pas et ce que je ne suis pas.
Les sujets "d'influence" ne me parlent pas... leurs voyages, leurs voitures, leurs repas, leurs baignades, leurs rencontres fabuleuses etc , tout ceci ne me parle pas, tout ceci ne me correspond pas, car ce n’est pas ma vie et je reste persuadée que ce n’est pas la vôtre aussi ou celle de vos parents.
Mais comprenons aussi que parler de découvert bancaire, de travail au SMIC, du trajet en transport en commun, des bouchons en voiture, d'amendes reçues, des factures à payer, des prélèvements qui passent à peine, de la cantine scolaire des enfants, du comment je vais remplacer ma vieille Espace tombée en panne, du plat qui est raté sur lequel on jette du fromage pour que cela soit mangeable, des fins de mois difficiles, des vacances en mobile home, du pique nique (sandwich/chips/compote/canettes) au parc du coin, de la maîtresse d'école qui braille sur les enfants, de la voisine qui se gare mal, etc ect, comprenons bien que c'est autant de sujet qui n'apparaissent pas sur les réseaux.
Car cela ne ramène ni vues , ni abonnés, ni likes, ni argent.. et pourtant, n'est-ce pas la vie de la majorité des gens qui perdent leur temps à regarder la vie trompeuse de ces personnes qui ne nous ressemblent pas?
Mais, ce que je déteste par-dessus tout, c’est la négativité que certaines personnes véhiculent.
Les gens se permettent de dire des choses en ligne qu’ils ne diraient jamais en face à face.
Derrière leur écran, ils se sentent pousser des ailes et à la manière des lâches déversent leur haine et leur jugement.
Le harcèlement est devenu monnaie courante.
J’ai vécu ces attaques, et je vois d’autres femmes, d’autres personnes passer par ces mêmes épreuves.
C’est blessant, injuste, et cela me laisse souvent avec un goût amer. Et puis, il y a la perte de la vraie connexion.
Les réseaux sociaux nous font croire que nous sommes plus connectés que jamais, mais en réalité, ils créent une distance.
Les vraies conversations, les rencontres authentiques, ces moments où l’on partage sans filtre, deviennent de plus en plus rares.
On s’enferme dans des bulles où tout est lisse, où rien n’a de profondeur. J’ai essayé de trouver du positif dans tout ça et, soyons juste, il y en a.
J'ai essayé de me concentrer sur les aspects bénéfiques, mais plus le temps passe, plus je me rends compte que ce monde virtuel ne me ressemble pas.
Il ne reflète pas mes valeurs, ma croyance, ma quête de sincérité, de simplicité. Alors, j’ai commencé à m’éloigner.
À désactiver des comptes, à supprimer des applications, à retrouver du temps pour moi, pour les choses qui comptent vraiment.
C’est comme une libération, un retour à l’essentiel, un retour à la VRAIE vie Les réseaux sociaux ne sont pas faits pour tout le monde, et c’est ok.
Moi, j’ai choisi de m’en détacher, de retrouver qui j'étais avant leur existence, loin du bruit, des apparences trompeuses, et des attentes irréalistes.
Et chaque jour, je me sens un peu plus libre, car un peu chaque jour, je retrouve MA vie dans la VRAIE vie.
Prend ce temps pour toi.
Lis. Réfléchis. Avance et Nourris ton cœur